En fonction de leur évolution elles peuvent être :
L’extraction des dents de sagesse, peut être demandée par votre orthodontiste ou votre chirurgien dentiste.
Les principales complications dues à la présence des dents de sagesse incluses sont :
L’anesthésie locale permet de réaliser la majorité des extractions. En fonction des cas, les quatre dents de sagesse peuvent être extraites en une seule séance ou en deux séances (le plus souvent côté par côté) séparées d’au minimum deux à trois semaines.
Une sédation intraveineuse, plus rarement une anesthésie générale, sera indiquée en fonction du nombre de germes (ou de dents) à extraire, d’éventuelles difficultés chirurgicales et des souhaits du patient.
L’anesthésie est effectuée par un médecin anesthésiste, au bloc opératoire et nécessite une hospitalisation de quelques heures dans le service de chirurgie ambulatoire.
Un traitement antibiotique, des antalgiques, souvent des anti-inflammatoires et des bains de bouche antiseptiques vous ont été prescrits.
Les douleurs sont d’intensité et de durée très variables. Elle sont habituellement bien calmées par les antalgiques prescrits. Une douleur rebelle et persistante peut nécessiter un changement du traitement et / ou l’application d’un traitement local.
Un saignement discret est fréquent le premier jour qui teinte la salive de rouge. Il doit céder à la compression en mordant sur une compresse tassée à l‘endroit qui saigne. Evitez de rincer et de faire des bains de bouche afin de ne pas éliminer les caillots qui se sont formés dans les alvéoles d’extraction.
Un oedème des joues est fréquent et variable, il est à son maximum le deuxième jour. L’application de glace le premier jour a un bon effet anti-oedèmateux.
Un hématome de la joue descendant dans le cou peut apparaître dans les jours qui suivent l’intervention.
Les bains de bouche et le brossage des dents sont à débuter le lendemain de l’intervention.
L’alimentation est molle et froide le premier jour, et doit rester molle en fonction de la gêne à l’ouverture buccale.
Les fils de suture se résorberont spontanément en une quinzaine de jours.
Un rendez-vous de contrôle est prévu au quinzième jour environ.
Il est de notre obligation de vous informer des risques et des complications éventuelles en rapport avec toute intervention afin que vous puissiez prendre la décision de vous faire opérer ou non.
Les principales complications énumérées ci dessous sont rares voire exceptionnelles et le plus souvent sans gravité.
Les plus fréquentes.
L’atteinte du nerf alvéolaire inférieur : Ce nerf chemine de chaque côté de la mandibule dans un canal à proximité des racines des molaires. Certaines dents de sagesse incluses peuvent avoir des racines profondes venant au contact du nerf qui peut être traumatisé par leur extraction. Cela se traduit par une perte totale (anesthésie) ou partielle (hypoesthésie) de la sensibilité de la lèvre inférieure et du menton du côté du nerf traumatisé. Le trouble sensitif récupère spontanément dans la très grande majorité des cas en quelques jours, semaines ou mois. Les lésions irréversibles restent très rares.
Pour préciser la position du nerf par rapport aux racines, et anticiper d’éventuelles difficultés opératoires, il peut être nécessaire de réaliser un scanner de la mandibule (dentascanner). Il peut arriver que lors d’une extraction un fragment de racine soit délibérément laissé dans l’os si son extraction « a tout prix » expose à un risque de lésion du nerf. Cette complication est plus fréquente chez l’adulte.
L’atteinte du nerf lingual : Il passe en dedans au contact de la mandibule dans la région de la dent de sagesse. Lors de l’extraction il sera protégé par un écarteur mais il risque d’être étiré et traumatisé par cet écarteur. Cela se traduit par une perte totale (anesthésie) ou partielle (hypoesthésie) de la sensibilité de la langue du côté du nerf traumatisé. Le trouble sensitif récupère spontanément dans la très grande majorité des cas en quelques jours, semaines ou mois. Les lésions irréversibles restent très rares.
Elles touchent essentiellement les deuxièmes molaires avec un risque de fracture dentaire, de descellement de couronne ou de perte d’un plombage.
Elles sont en rapport avec les dents de sagesse supérieures (maxillaires) :